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Donner c'est aussi recevoir ou La vraie magie de Noël

Donner c'est aussi recevoir ou La vraie magie de Noël

Je me suis questionnée à savoir si je devais vous partager ce que je viens de vivre à l’instant (comme vous pouvez voir, je ne me questionne pas trop longtemps) parce que c’est un geste de bonté que je viens de faire. Le principal dans tout cela n’est pas le geste de bonté mais ce que ça a produit chez moi, je vous raconte.

La semaine dernière, ma cousine Sylvie Côté, qui est directrice générale du Centre Louis-Jolliet, a mis sur Facebook ce post :

Encore cette année, l'activité annuelle des paniers de Noël bat son plein au centre Louis-Jolliet depuis vendredi dernier. Si vous voulez y participer et aider une famille d'un ou d'une élève, faites-moi signe. Je vous réserverai une boule de Noël destinée pour un élève inscrit, vous faites l'achat des vivres inscrits sur la liste, vous l'apportez au centre ou venez la porter chez moi avant le 12 décembre. Plutôt que de faire un don à quelqu'un que vous ne connaissez pas, vous saurez que vous aurez rendu un élève du centre Louis-Jolliet et sa famille heureux pour le temps des fêtes. Soyons généreux! Nous avons encore beaucoup d'élèves inscrits à cette activité très en demande! Les besoins sont grands! Aidons nos familles du centre !

Et j’ai demandé une boule, j’en ai même demandé une deuxième. Pourquoi pas ?

Dans les 2 boules, la demande était faite par des familles monoparentales avec un ou 2 enfants en bas âge. La consigne qui leur a été donnée est de demander un maximum de 6 items. Donc, 2 listes de 6 items et dans chacune des listes, des couches.

Y’a rien là, que je me suis dit, juste aller à l’épicerie comme je le fais toujours et ajouter ces items à ma liste, c’est pas compliqué !

Mais non, y’a pas rien là, y’a tellement pas rien là que je pleurais à la caisse et je pleure encore. De joie, mais aussi à penser à toutes ces personnes dans le besoin et j’ai l’occasion de contribuer à leur bonheur avec ce petit peu que je leur offre.

Je vous avoue sincèrement qu’à chaque Noël, j’allais acheter mes cadeaux le 24 décembre au matin, c’était pour moi la seule journée où il y avait le moins de monde et j’en courais un coup. Au moins ma liste était faite. Et c’était toute une corvée. En plus, j’achetais tous ceux que maman donnait et souvent ceux que des membres de ma famille donnaient à Justine ne sachant pas ce qu’elle désirait ou ce qui lui faisait et même parfois j’achetais ceux qu’on me donnait. ZE corvée !!! Et la magie là-dedans, elle était très loin.

Pourquoi je pleurais honnêtement ? Je pleurais aussi parce que je savais que je ferais plaisir à des gens que je ne connais pas et qui ne me connaîtront pas, je pleurais de penser à la lumière dans leurs yeux quand ils ouvriraient leur panier dans lequel j’ai glissé des surprises, mais je pleurais principalement sur moi.

Je peux dire que j’ai pas mal tout ce que je désire mais je n’ai plus mes proches que je peux gâter. Je cherchais exactement ce qui était sur leur liste, j’essayais de connaître leur goût, j’espérais que mes choix soient aussi les leurs et j’ai pris les plus gros contenants me disant, je leur donne une fois mais ça va valoir la peine.

Quand je suis arrivée aux couches, j’ai réalisé à quel point tout est cher et que ces petits, ils en prennent sûrement 3, 4 dans une journée, sinon plus, je ne m’en souviens plus. Et j’ai imaginé le budget que ces femmes devaient mettre juste pour cet item.

Tous ces achats m’ont fait revenir en arrière en pensant à tous ces beaux moments où j’achetais pour faire plaisir à mes proches, aux couches pour ma Justine et tous les moments heureux du temps que j’étais mère d’un bébé, du temps où j’avais à me soucier de quelqu’un d’autre, ils m’ont transportée dans le futur en pensant à ma Justine qui pense à avoir un petit bébé que je ne verrai pas souvent parce qu’elle demeure en France et m’ont obligée à faire face à mon présent en pensant que maintenant mon cœur m’appartenait à moi seule et que c’était bien lourd à porter. Il est très rare maintenant que j’arpente les magasins en pensant à quelqu’un d’autre qu’à moi.

Et c’est pour cela que je pleurais devant la caissière et que je pleure encore.

Toute notre vie, on cherche à arriver à la fin du mois, on trouve que c’est difficile d’élever notre enfant toute seule (je ne vivais pas dans la même maison que le père de ma fille même si on était mariés), on patauge, on cherche à leur procurer le maximum et quand on ne peut pas, de se satisfaire de ce qu’on a et d’apprendre à notre enfant à en faire autant.

Une fois que c’est terminé, qu’on a enfin passé au travers, qu’on est arrivé à cette retraite tant attendue, que nos enfants sont notre plus belle réussite, il ne reste que nous à qui faire plaisir mais t’as passé toute ta vie à assurer le bonheur des autres. Être au service de l’autre, en prendre soin. On a beau me dire, me répéter qu’il est temps que je pense à moi mais ce n’est pas suffisant et ce ne sera jamais suffisant.

Je viens de finir le livre Cœur de cristal de Frédéric Lenoir, c’est un conte pour petits et grands nous racontant l’histoire d’un prince né avec un cœur entouré de cristal qui l’empêche d’aimer, d’avoir des émotions, de souffrir et tout au long de cette lecture, je me disais que moi c’est à l’inverse, le cristal est à se former autour de mon cœur, à l'hiver de ma vie, pour m’éviter d’avoir de la peine, pour que la vie continue.

Et ces achats d’aujourd’hui ont fait une brèche dans le cristal et maintenant je veux le briser complètement. Je suis devenue Ambassadrice de bonheur avec Christine Michaud et Max Piccinini et j’ai bien l’intention d’être une vraie ambassadrice. Pour débuter, je vous partage le lien pour devenir aussi ambassadeur, ambassadrice http://operation-bonheur.com/

Je pars pour le Costa Rica à la fin du mois, je vais m’ouvrir à tout ce que je peux faire durant mon séjour là-bas et c’est certain que je trouverai de quoi occuper mon cœur de bonté, au service de l’autre. Il est essentiel que je finisse par lever mon derrière de devant mon ordinateur, que j’arrête de me dire que c’est plate de vivre toute seule, d’essayer d’apprivoiser cette solitude et de me regarder le nombril, d’essayer de panser mes plaies, de vivre mes deuils, pendant qu’il y a tant à faire dans ce bas-monde.

Merci Sylvie de m’avoir fait vivre ce moment de grâce, tu ne sais pas ce que tu faisais en postant ce message. Tu viens d’ouvrir un cœur qui était en train de s’éteindre tranquillement.

Joyeuses Fêtes !

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Ma liste de cadeaux

Ma liste de cadeaux

Voici ma liste de suggestions de cadeaux pour Noël que j'ai transmis à mon monde pour notre échange ne sachant pas qui m'a pigée mais sachant qu'ils sont pour la plupart des hommes, donc... faut se méfier.

Salut gang,

Je me suis trituré les méninges pour savoir ce que vous pourriez m'offrir et voici quelques suggestions. J'espère que je ne suis pas trop tard, si non, il n'est pas trop tard pour aller l'échanger.

Bon, voilà, j'aimerais:

Une jaquette, pas une jaquette pour madame de 150 ans que je porte parfois et dont j'ai au moins 3 copies dans mes tiroirs, style moman dans La petite vie. Pas non plus une jaquette en ti nylon glissant, écourtichée et avec bretelles spaghettis. Oui, ça fait sexy mais honnêtement c'est pas très vargeux pour dormir, ça tourne pas avec toi pis t'as toujours soit les seins à l'air ou les fesses à l'air ou encore mieux tout à l'air, il ne te reste qu'un morceau de tissus tout enroulé autour de toi style body qui t'étouffe ben comme il faut.

Aussi, honnêtement et sans rentrer dans les détails, c'est pour m'en servir quand j'ai de la visite et pouvoir sortir de ma chambre sans être en tenue d'Adam ou dans mon cas, d'Ève et aussi, au Costa Rica, pour aller sur mon balcon sans avoir tous les hommes qui me courent après. J'ai de l'espoir comme vous l'imaginez.

Pis un jour, la visite pourrait être autre chose que de la simple visite, si vous voyez ce que je veux dire.

J'aimerais aussi avoir un livre, mais pas tous les livres, j'ai déjà à lire toute la collection d'Agatha Christie que je me promets de lire lorsque je serai vieille, j'ai à peu près encore au moins une quinzaine de livres de croissance que j'ai achetés durant l'année et qui m'attendent patiemment soit sur ma table du salon, sur ma table de nuit ou encore dans ma bibliothèque. J'ai aussi une rangée pleine de livres de recettes mais je ne fais pas à manger trop trop avec mon extracteur à jus et mon appareil à smoothies.

Mais j'aimerais avoir le livre "3 fois par jour" de Marilou. Oui, oui, un autre livre de recettes. J'ai entendu dire qu'il y a justement des jus, des smoothies et des recettes santé.

Pour vous faciliter la chose, vous pouvez le commander à partir d'Internet et il vous est livré dans la semaine suivante déjà tout emballé et prêt à m'être donné.

Voici pour une deuxième suggestion.

Pour la troisième, je suis désolée mais j'ai acheté, je voulais des gants doublés en fourrure pour aller promener Api sans geler des mains et j'ai trouvé des belles mitaines rouges doublées de poils de lapin rasé. Je les adore. Bon, bon, vous me direz que je suis une pas fine, du VRAI poil mais bon, vous allez pas arrêter de me parler pour quelques petits poils.

Bon, vous avez donc le choix entre la jaquette ou le 3 fois par jour mais si j'étais vous, je ne me baderais pas à aller au magasin pour la jaquette, j'opterais pour le livre de recettes qui est si facile à acheter.

J'ai bien hâte à notre party de Noël et je ne me douterai pas du tout de mon cadeau, soyez-en assurés.

Vous pourrez pas dire que je ne vous ai pas fait de suggestions.

Votre aînée en liberté

Pas comme celles-ci, s'il-vous-plait !!!Pas comme celles-ci, s'il-vous-plait !!!

Pas comme celles-ci, s'il-vous-plait !!!

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J'ai rencontré M. The price is right

Vous avez déjà sûrement vu l’émission américaine “The price is right”. Les participants doivent dire quel est le prix des objets et celui ou celle qui est le plus près, gagne.

Et bien moi, j’ai rencontré Monsieur The price is right en personne. Pas celui qui anime l’émission…

Je vous raconte.

Lorsque je me suis séparée, je n’avais vraiment pas le goût d’aller dans les bars et les discos pour pouvoir rencontrer un homme. Je croyais à ce moment qu’il était essentiel, pour être heureuse, d’avoir un homme dans sa vie. Ce fut donc la première chose que j’ai faite, après avoir déménagé, me chercher un homme…

Quoi de mieux que de donner le mandat à quelqu’un d’expérience, qui a une banque d’hommes à te présenter et je nomme : une agence de rencontre. Pas n’importe laquelle, celle située dans le quartier huppé de la ville. Pourquoi ne pas se donner toutes les chances possibles?

Je prends donc rendez-vous à la dite agence située sur la rue du Parc, celle qui réussissait à tout coup. Après la première rencontre, première déception, la dame devait faire une vidéo de moi pour le présenter à mes soupirants mais elle décide que ce serait très facile de me « caser », juste une photo (je suis tellement photogénique) et une rencontre, feraient l’affaire.

Elle me dit que pour 600 $, j’ai droit de faire la rencontre de 6 hommes qu’elle aurait choisis pour moi, selon mes critères. Elle était certaine de faire le match parfait. C'est certain, une si belle jeune femme de 46 ans.

Elle m’organise un premier rendez-vous. Deuxième déception, il me vient à l’épaule, j’irais jusqu’à dire, il me vient au-dessous du bras, il pèse la moitié de mon poids, il est chauve et en plus, il m’avoue qu’il est encore amoureux de son ex. Sûrement un stratège pour se débarrasser de moi j’en conviens. Je saute sur l’occasion pour lui dire que ça ne ferait pas.

J’appelle la Madame de l’agence le lendemain matin pour lui faire savoir que ça ne fonctionnerait pas; il l’avait déjà appelée.

Elle m’organise une autre rencontre mais cette fois-ci, avec un anglophone. Lorsqu’elle me demande si je parle anglais, je lui dis que je peux me débrouiller (c’était la vérité du moins je croyais). Elle me dit qu’il est anglophone mais qu’il parle un peu français.

Cette rencontre ne fut pas très longue, nous sommes allés dans un petit resto, j’ai baragouiné mon anglais comme je le pouvais et je ne comprenais rien à ce qu’il disait. Je crois qu’il venait de l’Australie. - Troisième déception.

Elle me rappelle et m’organise un troisième rendez-vous. Toute fière, elle me dit que c’est un monsieur qui demeure tout près de Mont Royal, dans un superbe condo. Il demande que j’aille le rejoindre chez lui. C’était sans danger, me dis-je, ELLE avait toutes les coordonnées, si je disparaissais, on finirait par me retrouver. De toute façon, je ne suis pas très peureuse.

Je me rends donc à son superbe condo. Il me fait entrer. Il me fait assoir. Il est roux. Je n’ai rien contre les roux mais lui, il est roux très pâle avec une peau très très pale. On peut dire un roux égal. Je me fais une idée. Je m’assois.

Il m’offre du vin nouveau qu’il venait d’aller chercher à la Régie tout spécialement pour l’occasion, bouteille qu’il a payée 15 $ me fait-il savoir.

En attendant, je regarde autour de moi, c’est très chic, il semble collectionner les canards en bois. Il en a de toutes les sortes, de toutes les couleurs, de toutes les grosseurs. Je lui dis que je trouve ses canards très beaux. Il m’informe qu’il les a payés 800 $ pièce. OOOOh, me dis-je!

Et là-dessus, je lui rappelle que notre rendez-vous en était un dans le but de rencontrer quelqu’un pour peut-être faire un bout de chemin ensemble. Toujours avec mon grand sens de l’humour, je lui dis que probablement qu’il trouvera cela difficile lorsque Justine qui avait 8 ans à ce moment-là, jouerait dans le bain avec ses canards à 800 $ pièce.

Il fait sûrement semblant de ne pas entendre et continue la liste des prix. Il venait de changer les tentures de son salon qu’il a payées 3 500 $. Les chaises sur lesquelles nous étions assis valaient chacune 2 500 $ et je commençais à trouver cela pas mal pesant, mon idée étant déjà faite.

Histoire de changer un peu le cours de la soirée, je lui demande ce qu’il a prévu pour la suite. Il me dit que nous irons à son restaurant préféré sur Sherbrooke. Je lui fais connaître mon empressement, j’ai une faim de loup et j’ai surtout hâte que la soirée finisse. J’aurais pu lui dire que c’était fini mais j’étais curieuse d’en savoir plus sur le phénomène.

Après m’avoir parlé du prix de la lampe, nous partons pour ledit restaurant.

En cours de route, il me raconte sa vie avec son ex (comme si ça pouvait m’intéresser…), qu’elle l’avait obligé à acheter sa montre à 4 000$ qu’il porte au poignet ainsi que la Mercédès dans laquelle nous étions à 75 000 $. « La pas fine, elle lui a fait acheter tout cela pour le quitter pas longtemps après ». Savez-vous, je l’ai trouvée courageuse cette femme, pas de l’avoir quitté, mais d’avoir sorti avec.

Nous arrivons à ce chic restaurant où tous les employés connaissaient mon prétendant. On lui demande comment avait été son opération. Il me dit qu’il s’était fait opérer les yeux au laser à 2 500 $ chaque œil.

Il m’invite à prendre la même chose que lui, ce que je fais pour activer le processus. Il prend une table d’hôte.

J’ai oublié de vous dire que j’avais pris quelques livres et je ne voulais pas que ça se voit. J’avais donc mis pour l’occasion un dessous en lycra, un body. Ce fut la dernière fois que j’ai porté une telle chose. C’est un long soutien-gorge qu’on attache entre les 2 jambes, un genre de guêpière mais pas de jarretelles qui fait en même temps une gaine et une culotte. Une fois le haut installé, faut réussir à attacher la partie du bas, tire fort vers le bas par en arrière, tire fort vers le bas par en avant, tient tout cela à bout de bras pour enfin réussir par attacher les petites attaches qu’on voit seulement par l’imagination. Les bras t'en tremblent tellement c'est serré. Pas facile. Le principe de l’attirail est de faire rentrer le 10 livres en surplus tout en se rappelant que ces 10 livres, elles sont toujours là mais, en dedans.

Nous avons commencé à manger, rendus au dessert, ma gaine me faisait mourir, je commençais à avoir de la difficulté à respirer tellement c’était serré. Je suis allée à la toilette où là je me suis soulagée, oui soulagée comme vous l’entendez mais soulagée de cette gaine en la détachant, en prenant un peu d’air.

Au moment de la rattacher, je ne sais pas si c’est le repas qui avait augmenté le contenu à y faire entrer, j’ai eu beau tirer les morceaux, pas moyen d’attacher. Y’avait pas juste les bras qui me tremblaient, tout le corps et même le cœur. Je me suis résignée et j’ai pris la décision de ne pas attacher le bas tout en m’assurant que c’était bien en place. Erreur !

Que pensez-vous qu’il est arrivé lorsque je me suis assise ? Que pensez-vous que le petit gras en trop fait quand il sent une brèche ? Et, nous avons affaire ici à du lycra. Tout le gras a sorti par en bas et le body a remonté, comme une toile. Blup !

Ça m’a fait un rouleau autour de la taille tellement serré que je croyais perdre connaissance. J’avais de la misère à respirer, j’étais inquiète, sur le bord de la panique, vraiment. Et je ne pouvais surtout pas en parler, il me fallait penser vite, très vite.

J’ai demandé l’heure à Monsieur The price is right. De sa montre à 4 000 $, il m'indique qu’il est 8 h 30. Et moi, de lui indiquer ma montre et de lui dire : « C’est spécial, même heure! 150 $! ».

Et je lui ai demandé gentiment de me ramener chez lui pour que je retourne chez moi au plus vite. Il paya l’addition et sans rien dire, il me ramena. Je crois qu'il était choqué. La madame de l’agence m’a téléphonée le lendemain, choquée contre moi pour me dire que le monsieur s’était plaint.

Elle me doit toujours 3 rencontres que j’imagine n’aurai jamais et j’ai pris depuis au moins un autre 10 livres. J’ai fait disparaître mon body qui a manqué faire une mort en ce soir de septembre 1996.

À bientôt.

OUF !

OUF !

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Donnes-y un ti-bec !

Quand on est une ainée en liberté et par surcroit seule, il faut se méfier, et moi, venant d’une petite ville où tu n’as pas appris à te méfier, je me fais prendre parfois. Je vous raconte.

Un beau dimanche de février dernier, je reçois une invitation pour un bon resto d’un ami de très longue date qui était à Québec pour quelques jours. Il savait que je vivais des moments plus difficiles après la mort de Paul et le départ de Justine en France, c’est du moins ce que je me disais. Il faut que je vous précise, parce que je sais qu’en cours de lecture, vous vous poserez la question, il y a 30 ans, nous avions tenté une relation amoureuse qui s’était terminée par une relation amicale tout simplement.

Au moment de son invitation, par téléphone, il avait appuyé fortement sur le fait que ce serait une rencontre entre amis, sans plus. De toute façon, je ne comprenais pas pourquoi il appuyait sur le fait d’une sortie entre amis puisque c’était cela que nous étions depuis belle lurette. Et en plus, il était en couple.

Il vint donc me chercher à la maison et nous sommes allés au restaurant Georgio, un très bon restaurant italien. Les banquettes sont très grandes, ce qui faisait bien mon affaire en même temps. Tant qu’à être entre amis, une bonne distance est appréciée.

Nous avons bavardé de tout et de rien et à moment donné, il s’est levé pour se rendre aux toilettes mais a bifurqué vers moi, s’est penché pour m’embrasser, d’un baiser se voulant plutôt révélateur si vous voyez ce que je veux dire. Je suis restée surprise de ce geste, je me suis reculée, lui rappelant que nous étions ici entre amis.

À son retour, il a recommencé le petit stratagème. Ben voyons ! Qu’est-ce qui te prend ? Ne recommence pas, je ne suis pas intéressée, que je lui ai dit. Il s’est excusé et a promis de ne plus le refaire. J’étais perplexe.

Nous avons discuté et ri comme nous le faisions toujours durant nos rencontres. Le repas terminé, il a payé la note et est venu me reconduire.

Une fois à la maison, il m’a demandé si je l’invitais à écouter les finales de la Voix et qu’après il s’en irait. Et c’est là que je ne me suis pas méfiée. J’ai dit oui tout en lui demandant de ne pas recommencer son petit jeu du restaurant. Il m’en fit la promesse.

Nous nous sommes assis sur le divan et il s’est collé à moi, je me suis vite décollée et suis allée faire du café. Je suis revenue et me suis assise assez loin de lui, il s’est rapproché, m’a entourée les épaules de son bras. J’étais bien mal à l’aise, je me suis déplacée à nouveau. Il s’est levé et s’est éloigné, mais en passant, il s’est penché vers moi et a mis sa main dans mon chemisier pour me caresser les seins. Je suis restée bête, l’ai regardé, il avait un peu l’air fou et moi, encore plus, d’être là à me faire taponner, sans mon consentement et commençant à me sentir menacer. Réfléchis vite ma Francine, réfléchis vite.

Je lui ai enlevé la main et lui ai demandé de s’en aller que ça avait assez duré.

Il s’est assis sur la partie du L du divan pour me regarder et m’a dit : « Ça fait longtemps que tu ne fais rien, on pourrait… tu sais quoi ? Ben voyons ! Il va falloir que tu te calmes. Oui, mais toi et moi, on pourrait… ! Non, non, que je lui dis. En plus tu es en couple, je n’ai pas l’intention de te servir de poupée gonflable. C’est quoi ton problème ? Si tu as besoin d’un vide-poche que je lui dis, tu peux toujours aller au Carol, au bas de la côte, pour un petit 10 $, ton compte sera fait. » Et là, il m’avoua que ça n’allait pas bien avec sa femme (la ritournelle habituelle), et m’a chanté la pomme pour arriver à ses fins.

L’inquiétude grandissait, il savait que j’étais seule, que personne n’arriverait. J’ai commencé à avoir un peu chaud, pas mal même.

Il s’est levé. J’étais soulagée. Mais ce n’était pas pour partir.

Il s’est approché de moi, a baissé la fermeture-éclair de son pantalon et a sorti le tout. Et quand je dis le tout, c’est le tout, le GRAND tout. Il se caressait et moi, je stressais. Il remettait sa main dans mon chemisier et moi, je dépérissais. Il voulait m’embrasser, il insistait.

J’ai fini par me reculer et lui ai dit, sachant qu’il était un homme fier : « As-tu l’intention de te réveiller demain matin dans la peau d’un violeur d’une femme de 63 ans ? Parce que je ne suis pas consentante, mais pas du tout. Vraiment, c’est ce que tu veux? »

Et il s’est ravisé, s’est reculé, à mon grand soulagement.

Et il m’a dit, avant de remballer le tout : Donnes-y un ti-bec.

Vous auriez fait quoi à ma place ?

Comme j'ai déjà publié ce blogue, je viens ajouter la vraie fin qui vous surprendra tous et toutes.

Ben, je lui ai donné le ti-bec. Pourquoi ? Je ne croyais pas avoir d'autres issues, il s'était calmé, j'étais effrayée et pour moi, je ne pouvais pas le provoquer par de la colère. Mais je reconnais aujourd'hui que j'aurais pu provoquer autre chose. Ce que la peur peut nous faire faire parfois.

Bonne fin de journée.

Une aînée en liberté qui doit se méfier.

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Une « balade » en Toscane, vous avez dit?

Il y a 3 ans, ma Justine et moi, avons passé 2 mois en Italie, en Toscane plus précisément. Comme nous travaillons en informatique et qu’on peut travailler de partout dans le monde, nous nous sommes téléportées là-bas avec nos ordinateurs en nous assurant un accès à Internet. Le jour nous visitions et vers 15 h. nous allions vérifier les courriels pour voir le travail à faire. Pour faire du mal, on a travaillé pas mal fort mais on a réussi à prendre des jours de congé. Et entre autres, nous sommes allées à Cinque Terre. Je vous raconte l’aventure non pas les paysages, vous pouvez les voir sur Internet mais le voyage, ma surdité, les routes, parce que nous avions loué une voiture bien entendu. Ouf !

L’Italie, surtout la Toscane, je vous le dis, ce sont des montagnes et des routes sinueuses, tu montes, tu montes, tu montes, tu montes tellement que les oreilles commencent à te boucher un peu, tu avales, ça débouche. Tu montes encore, tu mâches ta gomme que tu as eu la bonne idée de prendre, tu avales, ça débouche encore jusqu’au moment où t’as beau avaler, t’as beau mâcher, rien ne se passe. Tu as les oreilles qui continuent à boucher. À moment donné, une petite accalmie, les oreilles te débouchent, ouf ! Il reste toujours un peu de bouchage mais t’entends au moins.

Ça va ! Tu montes encore, ça tourne, ça monte comme dans la face d’un singe, tu mâches à t’en faire mal aux mâchoires, tu avales, tu avales, tu as la bouche sèche, plus rien à avaler, mais tes oreilles bouchent de plus en plus et ne débouchent plus.

C’est la panique totale, je frappe avec mes doigts sur le tableau de bord pour vérifier mon degré de surdité, je n’entends presque plus rien. Justine me parle, elle semble loin. Ça y est, la panique, JE SUIS DEVENUE SOURDE. Je n’entends plus le bruit des pneus sur la chaussée. Mon Dieu. Justine perd patience. Je panique encore plus. Je n’entends plus rien, juste des sons sourds.

Nous décidons d’arrêter au premier petit village que nous rencontrons. Nous sommes debout, à attendre aux lumières. Je ne parle pas, je me pince les narines entre les doigts, me ferme la bouche et souffle en me gonflant les joues, j’attends, il ne se passe rien. Toujours aussi sourde. Je me tire les oreilles, pousse. Toujours rien. Nous sommes toujours aux feux de circulation. Justine n’en peut plus. Je l’énerve. Je sens que je lui fais honte.

Pendant que je prends mon café, mes oreilles commencent à déboucher. Délivrance !

Après une heure pour traverser la Toscane, nous sommes enfin arrivées sur une autoroute ou la limite de vitesse est à 130 km/heure. Je m’engage, les autos vont vite, ça me stresse pas mal. Elles vont toutes plus vite les unes que les autres, surtout les voitures allemandes. J’étais assez insécure jusqu’au moment où j’ai dit à Justine. Wow !, je commence à prendre du pic, regarde-moi aller, 135 km/heure. Juste comme je suis à dire cela, que vois-je dans mon rétroviseur, une Mercédès grise qui arrive à toute vitesse, me rentre quasiment dedans et elle est suivie par une autre voiture allemande. Elle me pousse dans le derrière, j’ai affaire à dégager. Stressée encore une fois, je pèse sur l’accélérateur pour rentrer au plus tôt dans la voie de droite. Moi qui me sentais tellement pro dans la voie de gauche. Ça va vite en titi.

Après l’autoroute folle, nous nous retrouvons à nouveau sur des petites routes, petites non pas par leur longueur mais par leur largeur et sinueuses, plus qu’en Toscane, dans les montagnes, tourne, décélère, tourne en U, accélère un peu, décélère, encore une courbe, mon Dieu que c’est étroit, mon Dieu que c’est haut, j’ai les fesses serrées, les mains crispées sur le volant. La Toscane n’était rien à comparer à cette nouvelle route. Nous rencontrons difficilement les autres voitures qui filent à vive allure, nous arrivons au village Pignone (prononcer Pignün) nous indiquant que nous avons dépassé notre hôtel de quelques kilomètres, les pires de ma vie. Nous rebroussons chemin en direction de l’hôtel. Au même moment, une courbe et qu’est-ce qui arrive dans le haut de la courbe ? Je vous le laisse deviner : « Un autobus ! » Mais ça ne rencontre pas les autobus ces routes… Je fige, le chauffeur d’autobus me voit. Il me fait signe de reculer. Je ne vois que ses yeux qui me fixent, qui me figent. Ben voyons, je ne peux pas reculer, je vais tomber dans le ravin… Et ici, qui dit ravin, dit énorme ravin, la terre ferme à perte de vue mais par en bas.

Aidez-moi quelqu’un. Le chauffeur s’impatiente, il me klaxonne. Je m’énerve, je recule, lentement, très lentement. Je m’arrête, reprends mon souffle, reprends mes esprits. Je continue à reculer, trop tranquillement, j’entends le chauffeur me klaxonner encore, je ne le regarde pas, je suis trop stressée. Justine me dit « Maman, je pense que tu as assez de place pour passer à côté de l’autobus! » C’était pour cela que le chauffeur me klaxonnait. Je suis enfin passée. Merci mon Dieu. Quelle aventure !

Nous sommes enfin arrivées à notre auberge Albergo Villagio Dei Gallo. Auberge en flan de montagne, ça monte comme dans la face d’un singe encore une fois. Nous sommes accueillies par une italienne qui parle un peu en anglais. Je lui parle dans mon italien. À son regard, j’ai l’impression que mes cours d’italien sont déjà disparus, ont-ils déjà existé ? Je finis par me faire comprendre. Nous accédons à notre chambre pour ensuite se diriger vers Cinque Terre.

 

Qui a parlé d’une balade en Toscane !

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Gratitude à une amie chère

Avant-hier, j’ai reçu l’appel d’une amie. Tout récemment, on lui a diagnostiqué un cancer. Elle s’isole, s’inquiète, n’ose aller vers les autres. Comme nous le ferions assurément si ça nous arrivait.

Je la sens courageuse, attendant avec patience, les verdicts, les actes à prendre.

Et elle a pris le temps de m’appeler pour me remercier.

Elle voulait me remercier d’entrer chez elle à travers son ordinateur, d’être là pour la faire rire à chaque jour par le biais de mon blogue, par le biais de mes commentaires ou de mes statuts sur FB.

Elle m’a remerciée d’être à chaque jour, son rayon de soleil.

Parfois, on est poussé à faire des choses, et moi, écrire, je suis toujours poussée à le faire, écrire dans l’humour principalement et par mon blogue, j’ai osé.

Après chaque article que je publie, je me questionne, je me questionne surtout sur le pourquoi, pourquoi écrire le récit de mes folies et cette amie m’a donnée la réponse.

Et si j’écrivais seulement pour elle, ce serait déjà énorme.

Maman disait souvent  « Cinq minutes de bonheur valent bien des heures de pleurs! » Je me réjouis de penser que je puisse t’apporter ces petites 5 minutes de bonheur.

C’est moi qui te remercie de m’avoir appelée. Surtout que justement cette journée, j’avais demandé au St-Esprit (oui, oui) de me faire un signe si je devais continuer à écrire mon blogue. Et quelques minutes plus tard, tu m’appelais.

Merci d’être là, merci de continuer à y être. Je sais que tu me lis présentement et que tu te reconnais.

Merci à toi aussi son mari et mon ami, de rire de mes histoires. Ça vous fait du bien mais si vous saviez quel bien vous me faites en étant dans ma vie.

Je vous aime

Francine
Une aînée en liberté

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J’ai fait l’amour !!! Merci mon Dieu !

Bon, bon, on ne s’énerve pas. Ce n’est pas moi qui ai fait l’amour, je voudrais bien et si c’était moi, je crois que j’ajouterais une musique de fanfare, des tambours, des applaudissements et tout ce que vous pouvez imaginer pour témoigner de toute l’allégresse qui m’envahirait. Et je crois bien que je passerais un certain temps à savourer le moment.

Non, c’est l’histoire de quelqu’un que je ne connais pas mais que quelqu’un que je connais, connais.  Prudence, cette histoire peut contenir des scènes à tendance sexuelle. La supervision des parents est recommandée.

Je vous raconte l’histoire de mon ami Lucien, bien entendu, Lucien n’est pas mon ami et en plus Lucien n’est pas son nom mais je vous raconte quand même.

Mon ami Lucien m’appelle comme il le fait à chaque semaine, je suis comme sa présence sécuritaire, son point d’attache. Il a 83 ans. Dans le fond, il n’a pas 83 ans mais je tais son âge véritable pour ne pas qu’il soit reconnu. Disons, qu’il a 81 ans et demi.

D’habitude on échange sur les activités qu’il a faites durant la semaine et c’est principalement moi qui lui raconte ce qui m’est arrivée. Il est heureux comme cela. Il me met au courant des événements qui se sont passées dans le monde, et, il me parle à chaque fois de sa santé qui s’en va sur le déclin. Mais cette semaine, en répondant, Lucien est euphorique, il semble heureux comme je ne l’ai jamais vu, plus précisément, entendu. Il parle vite, bafouille et semble pressé d’arriver au but de son appel. Il m’annonce : Francine, tu ne me croiras pas, j’ai fait l’amour.

J’ai eu un moment de silence, un assez long, j’avoue.

Wow ! que je lui dis, raconte-moi.

Mais avant tout, je dois vous dire que Lucien est un peu amoché du body. Il porte en permanence un appareil qu’on lui a greffé sur le côté et qui lui permet de s’auto-dialyser; un genre de tube bleu clair de 3 pouces de long. Ses reins ne fonctionnent plus correctement et à chaque deux jour, il doit se faire une dialyse. Il s’est habitué à vivre avec comme on dit, comme on s’habitue à vivre avec l’âge, avec les pertes.

De plus, il a eu une opération aux vertèbres ce qui le fait marcher le corps raide et, comme il fait du diabète, à notre dernière conversation, je lui demandais comment avait été son opération où on devait l’amputer de quelques orteils. Je lui ai demandé, et puis, combien t’en ont-ils enlevés ? Toutes qu’il m’a répondue. Toutes. Je te dis que c’est pas mal plus difficile pour marcher.

Maintenant que vous avez le topo du monsieur, l’imaginer en train de faire l’amour relève de l’exploit digne d’un film des plus grands réalisateurs. Je vous raconte donc toute l’histoire, plutôt croustillante. Non, c’est lui qui nous la raconte, nous l’écoutons donc :

Depuis quelque temps, je rencontre une jeune dame de 58 ans, Aurelienne, est-ce que je t’en avais parlée? Je vois bien qu’elle est intéressée mais jamais je n’aurais imaginé qu’elle l’aurait été autant. Elle nous a organisé une rencontre où l’issue était claire, elle voulait faire l’amour avec moi. (Faut dire que notre Lucien a eu une carrière florissante et qu’il est intéressant à jaser parce que cultivé.)

T’imagine que j’ai paniqué un peu.  Je suis allé voir le docteur pour lui expliquer mon problème et il m’a prescrit une petite pilule. Il s’est gratté la tête, m’a regardé d’un air très surpris et démontrant une certaine inquiétude m’a dit : Je t’en donne juste la moitié, je ne prends pas de chance et à toi, je te dis bonne chance.

Le jour venu, j’ai pris la petite pilule avant de rencontrer ma dulcinée, mon Aurelienne. Nous nous sommes rendus à l’endroit de prédilection et nous nous sommes installés. Faut que je te dise que j’ai gardé mon grand T-shirt et mes bas histoire de ne pas trop l’apeurée avec mes pas d’orteils. On s’est couché et sans crier gare, ça a commencé, j’ai commencé à être excité, mais excité ma fille, comme je ne l’ai jamais été de toute ma vie. Ça faisait quasiment mal.

À cause de mon dos, tu sais que je ne peux pas me plier par en avant, encore moins, faire des courbettes de va-et-vient, elle s’est donc assise sur moi. Elle a commencé, j’ai tenu le coup, elle a lancé des petits cris, Hou ! Hou ! et des plus gros, à en devenir gêné. Une chance qu’on était tous seuls.

Et ce fut mon tour. J’ai vécu l’extase, j’étais heureux comme il y a longtemps, au début ça allait bien, mais l’extase, à moment donné, faut que ça finisse, j’extasiais, j’extasiais, j’étais certain d’être en train de mourir, que mon cœur ne supporterait pas le choc et comme je n’ai plus d’orteils à plier, je me suis retrouvé plié en deux à vivre ces moments trop intenses d’extase tout en priant pour ne pas mourir dret là. Et enfin ça c’est terminé. Ouf ! J’ai eu peur ! Peur de mourir, vraiment. J’étais content et surtout content d’être encore vivant.

Ça fait presqu’une semaine et sincèrement, je ne m’en suis pas remis encore. Je suis tout le temps fatigué, j’ai besoin de me reposer plus souvent.

Maintenant, Aurelienne veut me revoir, pas certain de mon côté, elle va me tuer. Nous sommes dans la même résidence, et je la sens qui me regarde, qui me cherche et moi, je longe les murs, j’essaie de l’éviter. Je ne suis pas prêt à recommencer tout de suite mais sincèrement, à bien y penser, je préfère mourir comme cela.

Merci mon Dieu que ce me soit arrivé, merci mon Dieu que j’en sois sorti vivant et merci mon Dieu que je puisse recommencer.

AU RE LIENNNNEEE !!!

C’est pour dire que même sans orteils, les va-et-vient sont toujours possibles et on peut se rendre loin.

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Je te lave de la main droite (sur l’air de Je t’écris de la main gauche)

Présentement, je suis comme en vacances de ma vie chez mon frère qui est parti en voyage et pour qui j’ai l’habitude de garder son chien. Lui garde ma petite Api et moi je garde son Igor chéri. Comme cette année, je suis déménagée en condo, je suis venue garder chez lui.

Je suis assise tranquillement dehors, il fait tellement beau et je vois le voisin qui monte dans une échelle pour laver les fenêtres du deuxième étage. Je suis en admiration devant lui.

Sa femme est au bas de l’échelle pour la tenir. Bon gars que je me dis.

Il a installé l’échelle à gauche de la fenêtre, c’est une fenêtre double à l’horizontal. Il monte donc laver la partie gauche des 2 fenêtres.

Il vient de terminer la fenêtre de gauche et doit déplacer l'échelle à droite des fenêtres pour laver la fenêtre de droite.

Vous suivez toujours. 

Mais là j'entends : Je ne peux pas laver la fenêtre, je suis droitier.

Ai-je bien entendu ? que je me dis.

J’entends sa femme qui le rassure et lui dit : Je vais la laver, je suis gauchère.

Non, mais une chance qu’ils sont un couple complet, lui droitier et elle gauchère. Mais comment font les autres couples qui n’ont pas cet avantage ?

Je suis aux premières loges pour voir la dame s’aventurer à monter sur l’échelle. Premier barreau, deuxième barreau, l’échelle commence à branler, troisième barreau, la dame commence à avoir peur, quatrième barreau, j’entends son mari l’encourager : Vas-y, tu vas réussir, t’es bonne !!! Au cinquième barreau, l’échelle n’arrête pas de bouger de gauche à droite, la dame panique, son mari l’encourage toujours. Il te reste juste quelques barreaux.

Je suis certaine qu’elle va sacrer le camp par terre. Elle aussi. Elle rebrousse chemin. Redescend.

Ils sont découragés, comment laver la fenêtre de droite ?

Un ange passe, un autre voisin arrive et demande s’il peut aider.

Le monsieur lui annonce la mauvaise nouvelle qu'il ne peut pas laver la fenêtre parce qu'il est droitier. 

Mais c'est terrible et il s'offre de le faire pour lui, même s'il est droitier aussi. 

J’entends des discussions, du brassage d’échelle, et, après mures réflexions et une étude approfondie du problème, ils ont fini par mettre l'échelle au milieu des 2 fenêtres.

Pas facile la vie de mari laveur de vitre droitier.

 

Et c'est une histoire vraie et qui vient tout juste d'arriver en direct de mon gardiennage.

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De retour, enfin, et depuis longtemps.

Depuis mon voyage en France, je n’ai pas écrit, vous vous demandiez peut-être si je suis toujours vivante. Me revoilà ! J’ai eu de la difficulté à atterrir, pas physiquement mais moralement. J’ai vécu un down, les blues. Les blues du retour, du déménagement, des deuils.

Je me ressaisie donc.

Je suis bien revenue, ça s’est passé à merveille sauf, bien entendu, quelques petits points qui ont cloché et je vous raconte.

Justine est venue me reconduire. Arrivées devant la charmante machine émettrice de cartes d’embarquement, je lui ai dit de me laisser faire, que je ferais ça comme une grande. Elle surveille les valises non sans jeter un coup d’œil vers moi pour s’assurer que tout se passe bien pour sa petite maman.

Je m’installe, je réponds aux questions, sais exactement où mettre mon passeport avec le petit air fier d’une femme qui sait. L’écran me demande l’adresse où je vais. Pas compliqué que je me dis, je m’en retourne chez moi. Je tape mon adresse dans les espaces de saisie. J’arrive au code postal. Le clavier me propose juste des chiffres, pas une seule lettre; G3A, peux pas. Je regarde Justine, l’œil en questionnement. Justine ne semble pas surprise, elle prend mon passeport, s’installe à la machine et répond aux questions, comme je l’ai fait. Toujours pas de lettres au code postal.

Elle va demander à l’homme qui se tient à l’entrée de la sécurité qui nous dit d’écrire TRANSIT dans toutes les cases puisque je passe par New-York. On s’exécute espérant que la machine sait lire et que le mot TRANSIT la fera réagir. Non, toujours pas de lettres au code postal. Je pars voir le monsieur et lui explique mon problème. Il me dit d’avancer, d’une façon assez autoritaire et moi, si tu es autoritaire avec moi, je suis comme Rantanplan (le chien des Dalton), j’écoute et j’avance. Je fais signe à Justine de s’en venir, elle a ma valise, mon sac à ordinateur, ma sacoche, sa sacoche, mes papiers et mon coussin à cou pour l’avion en mousse-mémoire; et moi, je suis toujours figée. Elle est découragée, s’en vient tant bien que mal en me jetant un regard découragé.

Nous sommes les seules au comptoir d’enregistrement des bagages. Tout va très vite. Je m’en vais à la sécurité, nous nous faisons nos adieux Justine et moi, personne d’autre que moi dans la ligne. Je dépose mes choses, sort mon ordinateur, enlève ma nouvelle montre, enlève mes souliers et j’entends une petite voix qui me dit : Maman, maman, tu bloques les autres personnes ! Je lève les yeux, il y a au moins 10 personnes derrière moi, et devant moi un espace énorme que j’aurais pu utiliser pour faire de la place. Je m’excuse, avance, un soulier dans une main, l’autre dans le pied tout en poussant l’ensemble de mes choses.

Je fais un dernier adieu à ma Justine, lui envoie des baisers et m’enligne vers ma porte. Je marche tranquillement, on n’a pas pris de chance, on est parti à 10 h 15 de St-Sulpice-La pointe (45 minutes de Toulouse) et mon vol est à 13h30. Avec tout cela, il est 11h45 et je suis arrivée à ma porte de départ et on a même mangé une petite bouchée en passant. C’est désert, les proposées rigolent ensemble. Elles sont certaines que je prends le vol qui est sur le point de partir. Mais non, je les avise que je m’en vais à Paris et se jettent un petit regard. Je m’assoie donc. Les préposées finissent par s’en aller. Là je suis vraiment seule. Je ne suis pas stressée d’être en retard mais un peu quand même d’être trop à l’avance.

Une fois à Paris, je n’ai pas eu à changer de Terminal, ce qui était supposé. Je me suis rendue à ma porte sans problème. Nous avons fini par embarquer dans l’avion pour New-York, mon cauchemar. Tout s’est encore bien passé sauf que j’étais assise à côté de l’Incroyable Hulk. Pas obèse mais costaud. Il avait beau essayer de se faire petit mais c’était sans succès. J’ai donc passé le vol de biais tentant désespérément de me mettre le coude sur mon accoudoir. J’peux tu vous dire que mon petit coussin à cou  en mousse-mémoire n’a pas servi beaucoup. En passant, n’achetez pas ces coussins à cou, c’est aussi dur que les matelas à mémoire. T’as le cou cassé par en avant, pas moyen de le pousser assez pour que la tête soit appuyée sur l’appui-tête du siège. J’ai donc décidé de le mettre de l’autre côté, sans succès, la partie épaisse sur le devant de mon cou et le vide en arrière, ça n’a pas été beaucoup mieux sauf quelques regards intrigués.

Et nous sommes arrivés à New-York et là vous ne me croirez pas, ça s’est tellement bien passé que je me suis demandée si quelqu’un n’avait pas lu mon blogue. Mes valises sont arrivées les premières, je suis donc arrivée la première pour enregistrer mes bagages. Je me suis dirigée vers la sécurité où j’ai vu la file en serpentin mais qui ne m’effrayait pas car sur mon billet c’était indiqué que j’avais 1 heure 54 comme temps d’escale mais il y avait une erreur, mon escale était de 2 h 54 plus 25 minutes pour arrivée plus tôt. Pas de panique ! Je m’enligne vers le serpentin. Un jeune employé m’arrête, me demande si je voyage seule. Oui ! Il m’indique de prendre l’autre allée. Je suis seule ! Bizarre ! Deux personnes m’accueillent avec un grand sourire (faut se souvenir que nous sommes à New-York, à la sécurité de l’aéroport). On me dit de déposer mon sac à ordinateur sur la courroie ainsi que mon sac à main. Je dois sortir mon ordinateur ? que je leur demande, je dois enlever ma montre ? que je leur demande encore ? je dois enlever mes souliers ? Non ! Juste déposer vos 2 sacs sur la courroie et passer. Wow ! Pas de passage à nue (en tout cas pas de rayons-X), que des sourires, que de la bonne humeur ! Faut que je me souvienne de ces moments, ils sont rares.

Après mon attente interminable où pour moi il était 3 h du matin, nous sommes enfin partis pour Québec et Ô bonheur ! mes valises sont encore arrivées les premières et j’ai été la première à prendre le taxi qui m’a ramenée à mon nouveau chez moi. Il était 6 h 30 du matin.

La question que je me pose encore, pourquoi à New-York m’ont-ils fait passée si facilement, est-ce dû à mon petit air sympathique, au fait que je suis loin d’avoir l’air d’une terroriste ou à mes cheveux blancs ? Qui sait ?

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Une aînée au spa

Aujourd’hui, pour ma dernière journée en France, Justine et moi sommes allées aux Soins de Colette, un spa au Château de Garrevaques dont voici le lien, si ça tente de connaître http://www.lessoinsdecolette.com/index.php.

Arrivées au spa, la jeune dame nous indique qu’elle nous a laissé dans la salle pour se changer, un peignoir, des pantoufles et des petites culottes jetables. Tiens que je me dis, c’est différent de chez nous, nous, on les garde ou non mais pas de jetables. J’imagine immédiatement le genre de petites culottes qu’ils fournissaient à maman à l’hôpital, assez confortables si vous voyez ce que je veux dire.

Mais ici « petites » culottes, ce sont vraiment des petites culottes. Quand Justine a ouvert la petite, très petite enveloppe qui les contenait, en les voyant, elle s’est dit : Oh mon Dieu, maman n’entrera jamais là-dedans. Ce qu’ils nous fournissent, ce sont des strings, pis pas de grands strings. De toute façon, ça ne doit pas se faire en format extra large. Deux petits élastiques ayant dans le centre un minuscule triangle.

J’ouvre donc mon petit paquet, sort l’objet, le regarde de tous les côtés, me regarde. Ce ne sera pas une mince tâche.

J’entre une jambe à droite du petite triangle et je remonte. C’est pas mal serré, j’enfile l’autre jambe, ça ne va pas plus loin que les genoux où je vois le minuscule triangle. Prenant mon courage à deux mains, je m’attaque aux élastiques, j’éventre celui de droite, mais celui de gauche est plus coriace ce qui fait qu’une fois à la hauteur voulue, j’ai le triangle plutôt à gauche. On voit donc ce que vous pouvez imaginer, de devant comme de derrière, avec le petit triangle qui pendouille sur la cuisse gauche.

Je ne peux pas me présenter au massage attriquée de la sorte et je m’attaque à nouveau à l’élastique de gauche. Crack, il a lâché. Justine est morte de rire à côté de moi.

Elle s’en va raconter mon histoire à la jeune fille qui me suggère les « petites culottes » pour hommes. Et sur le paquet (pas celui du monsieur car voyons donc, il n’est pas là), sur le petit paquet, c’est indiqué MAX.

Je me résigne et j’enfile les culottes bikinis pour hommes en prenant bien soin de mettre l’étiquette à l’arrière. J’avais comme un vide important sur le devant tellement que je croyais qu’elles étaient à l’envers.

La question que je me pose toujours, sûrement que les élastiques de mon string étaient incorrects.

Chez les français, quand est-ce qu’on est considéré comme obèse. Jusqu’à aujourd’hui, ça ne m’était jamais arrivé de me sentir aussi grosse mais voilà à mon retour, vite la diète. De toute façon, j’ai hâte de porter autre chose que mes bermudas en lycra extensible.

 

C’était une courte tranche de vie d’une aînée en liberté.

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