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Maudite procrastination!!!

C'est à cela que je ressemble devant mon ordinateur et même ailleurs. Le rien, le niaisage sont toujours présents suite aux rêves que j'imagine, quand je procrastine; parce que quand je procrastine, je peux aussi être assise, à ne rien faire, quand on dit rien, c'est rien et rêvasser, rêver que j'écris, je me raconte des histoires.

Je m'imagine, je me vois vous écrire sur mon blogue à chaque jour, au moins à tous les 2 jours, sûrement une fois par semaine. Et le temps passe, je suis sur mon cellulaire à lire FB ou les nouvelles TVA. Avec les nouvelles TVA, j'ai au moins l'impression d'être pas trop pire, je me renseigne, c'est ce que mon sentiment de culpabilité me fait croire. Ça se place bien dans une conversation, il fait -50 au Québec avec le facteur éolien.

Wow ! T'es au courant ma Francine.

Et là, il y a les maudits jeux, ceux qui nous rendent addictifs, qui nous entraînent vers la victoire, mais quelle victoire? la victoire contre la montre, celle du temps qui passe, de ce temps qui nous accable, qui s'égraine tranquillement et qu'on doit meubler. L'idée du blogue, c'est motivant mais il faut juste se lever de sa chaise, mettre son cellulaire de côté et plonger.

Bientôt, très bientôt.

J'ai même installé sur mon cellulaire le compteur de temps, celui qui t'indique combien de temps tu passes sur l'écran. Tu te bernes toi-même, en plus de pouvoir donner l'instruction d'ignorer la limite et de lui demander de te le rappeler dans 15 minutes, tu repèses sur ces instructions te sentant d'un clic à l'autre de plus en plus coupable. La première semaine, te te trouves bonne en titi, tu as diminué ton temps d'antenne d'une heure par jour, tout un exploit. Ce qu'il faut dire, c'est que cette semaine, tu étais très occupée à l'extérieur, c'était facile.  

Et là, tu es occupée à des activités, t'es heureuse mais quand arrive le moment ou tu te retrouves seule à la maison, vite le cellulaire que je me mette au courant, que je meuble ces moments qui peuvent être paniquants. Même là, pendant que j'écris, j'ai des bips m'indiquant des notifications, bips qu'il m'est impossible d'ignorer comme si ma vie en dépendait.

Et il faut dire que j'ai aussi une tablette et un ordinateur. Quand je trouve que mon temps d'antenne est pas mal exagéré, je change d'outil, celui qui ne me parle pas, celui qui ne me rappelle pas que j'avance dans la vie en regardant vivre les autres.

Quand on vit seule, c'est facile de s'engourdir, vite une pause après ton petit ménage, une autre pause après la marche avec Api et quand on ne vit pas seul et qu'on a cette dépendance, c'est l'enfer, la cachette dans les toilettes pour finir ce satané jeu qui nous rend fou. 

Et d'essayer de meubler sa vie d'activités de toutes les sortes, ce n'est pas mieux, c'est aussi une dépendance, celle de ne pas faire face à la solitude, à cette introspection qui serait si salutaire.

Je me suis faite hypnotiser récemment durant un spectacle d'hypnose et je me suis dit, si cette homme a réussi à maîtriser mon cerveau, je devrais en faire autant. Je me suis donc acheté un livre sur l'auto-hypnose. Est-ce que ça fonctionne, vous m'en donnerez des nouvelles, je fais un exercice d'auto-hypnose avant d'écrire. Trouvez-vous que j'ai changé?

La semaine dernière, j'ai trouvé, sur Internet, un exercice d'auto-hypnose pour contrer la procrastination. Je l'ai expérimenté, ils disent que ça peut être instantané, dans mon cas, l'instant me paraît long. Dans l'exercice, le thérapeute (si c'en est un, bien sûr) nous amène à rencontrer la partie de nous qui nous fait procrastiner. Je suis comme Rantanplan, vous connaissez, le chien des Dalton dans Lucky Luke, quand on me dit coucher, je couche. Donc, quand je fais un exercice, je participe, j'ai donc rencontré cette partie. Bon, là vous aller dire que c'est cliché mais j'ai rencontré une petite Francine en larmes, la petite Francine qui a peur, celle qui a besoin qu'on lui dise qu'elle est bonne. Et je l'ai prise dans mes bras, je l'ai aimée comme elle aurait du être aimée depuis le début. Je l'ai encouragée, lui ai dit qu'elle était bonne, qu'elle était capable. Et je l'ai vu repartir, le sourire aux lèvres, gambadant dans les champs, toute heureuse d'avoir trouvé quelqu'un qui l'aime telle qu'elle est.

J'ai encore ces démons qui tiraillent, ces démons qui me disent de m’asseoir et de ne pas me prendre pour une autre à penser que mes écrits peuvent apporter quelque chose à quelqu'un mais je crois en la petite Francine, et la petite Francine a besoin de s'exprimer.

Et me voici, à mon clavier pour tout vous raconter. 

Vous procrastinez, vous ? Dites-moi que oui que je ne me sente pas seule. Bonne journée.

 

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L'envers du décor

Cette semaine, je vous ai dit que nous nous sommes produits sur une scène et que je participais à deux pièces sur cinq et que c'était sûrement moins stressant en tant qu'amateur que pro. Plusieurs étaient impressionnés par mon activité. Après avoir lu cet article, vous m’en reparlerez.

Moins stressant, moins stressant, c'est vite dit. Je me dois de rectifier mes dires! J'imagine que, telle que je me connais, si j'avais été pro, je me serais sûrement assise en boule dans un coin tellement j'étais stressée. Comme je jouais en amateur, j’ai lâché la boule dans le coin pour une boule dans l’estomac et même un peu plus bas que l’estomac, si vous vous souvenez de mes histoires de transit.

J'ai appris, il y a quelques années, que je souffrais probablement (et même certainement) de maladies psychosomatiques (le mental) parce que j'avais souvent des douleurs en intermittence : mal à la hanche droite, dans le bas du dos, j'avais toujours un rhume latent, une surinfection des sinus, un ti mal de tête, une douleur à la main droite m'empêchant de peindre, un pincement à droite du dos quand je me lève de ma chaise ou quand je peins, une sciatique qui me fait souffrir de temps à autre, le coccyx tellement souffrant que j'ai de la misère à m’asseoir, j'ai même déjà eu le bout du nez qui brûlait, oui, oui, un supposé bouton au fond de la gorge que je regardais attentivement à l’aide de miroir, des brûlements ailleurs que je ne peux nommer de peur de vous choquer et bien sûr, il ne faut pas l'oublier, la constipation, mon transit lent, archi lent. Et j'oublie mes cauchemars à 11 h le soir où je meurs, non, non, où je suis morte et j'accepte la mort et où si je ne meurs pas, je me réveille en sursaut, cherchant la pilule que j'aurais dû prendre et que je n'ai pas prise et sans elle, je meurs. Je me réveille en tremblant, le cœur battant à au moins 120 et le stress à son maximum. Pas reposant pour un homme couchée à côté d'une telle énervante, je vous raconterai d'autres anecdotes. Pour une hypocondriaque, je ne suis pas de tout repos ni pour moi, ni pour les autres. Et chacun de ces maux me crée une angoisse permanente me sentant constamment au seuil de la mort.

Voilà vous savez maintenant que je souffre sûrement d'une maladie mentale. Est-ce que ça se soigne? Mes amis psychologues, vous diront oui, mais il parait que c'est un processus très long. C'est le cerveau, qui, quand je suis stressée, au lieu de me faire vivre des émotions, il me rend malade. Votre cerveau peut devenir rapidement votre pire ennemi et mercredi, la bête s’est présentée.

En me levant le matin, je ressemblais à la tour de Pise à cause d’une douleur à la hanche droite qui me brûlait, le pincement dans le dos était revenu, j'ajouterais un début de grippe avec mal de gorge et de tête. Mon cerveau m'a servi un de ses cocktails parce qu'habituellement, il s'attaque à un endroit à la fois mais dans un état de grand stress, plus de contrôle. Je me disais finie la carrière de comédienne, on ne m'y reprendra plus.

Le matin de la représentation, nous avons fait notre générale. Durant les pratiques, j’avais pris la peine de demander si mon accent pouvait gêner. Bien non, c'est clair, pas de problème, qu’on me répondait. Après la générale, là mon accent ne faisait plus et quelqu’un m’a dit "On ne te comprend pas avec ton accent, avec tes in et tes â." J'peux tu vous dire que j'avais l'impression que je ne parlerais plus tellement le mal de gorge et de tête me faisaient mal.

Après la répétition de la deuxième pièce, une autre est venue me demander « As-tu écouté la pièce sur Youtube? » Oui, de lui répondre, « ça ne paraît pas. » qu'elle me dit. « Ah! tu trouves? » Dans ce temps-là je perds mes moyens. Et elle renchérit « T'es-tu enregistrée? » Non « t'aurais dû!, en plus, tu as un ton monocorde. » Et cela juste avant la présentation devant public. Dans mon rôle de la deuxième pièce, j'utilise une canne, j'en avais vraiment besoin. J’étais à terre, mon dos était complètement barré et si je m’étais trouvée bonne avant, c’en était fini… J’en avais pris pour mon rhume qui couvait.

Honnêtement, je m’étais tellement trouvée bonne que j’avais même appelé une troupe de théâtre un petit peu plus pro pour me joindre à eux. Je vais attendre un ti peu…

Je sais que ça n’était pas dit pour me blesser et que ça provenait d’une intention noble, celle de réussir notre prestation et d’après ce que j’entendais, je serais la cause du fiasco. Moi qui suis perfectionniste, savoir ça à l’avance…, et pas question de me désister. Le coup était dur…

Et pendant que je vous écris, j'ai mal au coude, qui, lui, dans un stress vécu avant les Fêtes, est devenu tout noir et je ne l'avais pas frappée et lorsque je me suis levée tout à l'heure, j'étais pliée à cause du pincement.

L’humiliation

Le lendemain de notre prestation, notre metteure en scène nous a transmis des photos et je dois vous avouer que peut-être que j’aurais eu avantage de me voir dans un miroir. Comme je jouais une servante qui, lors de l’écriture de cette pièce, devait être dans la trentaine et qu’on l’appelait « la pétasse », j’avais décidé, moi, ayant deux fois cet âge et un peu plus, de m’organiser pour avoir un peu l’air pétasse. J’avoue franchement que j’étais loin de la réussite. Pas mêlant, c’en est gênant.

Pour en mettre plein la vue, comme dans la pièce, j’avais été battue (ma pauvre Violette s’en faisait vraiment pour sa mamie), mais dans les coulisses (en off dans le jargon), bien sûr personne ne m’a touchée et que comme j’avais pleuré, toujours dans les coulisses et pas pour vrai, je m’étais mis du crayon noir sous les yeux faisant croire à du mascara qui a coulé. J’avoue que comme je n’avais pas de miroir non plus, j’ai peut-être un peu exagéré. Bon, voici THE photo :

Vous pouvez aussi constater que j’ai le ti-mollet musclé, ça au moins, c’est la conséquence de marches journalières prises avec ma petite Api.

Bon, la robe et le tablier – Comme ma jupe était longue et le tablier aussi, j’ai décidé de replier et la jupe et le tablier en y ajoutant une ceinture pour remonter tout cela et je réalise que le motton est bien visible et me fait une taille très très épaisse. Pour l’effet pétasse, on repassera. J’ai comme manqué sur l’égalité. Ouf!!! Humilité quand tu me tiens. Moi qui croyais que la capine ferait bel effet, pas certaine que quelqu’un ait réussi à lever les yeux vers la capine.

Voici une autre photo qui est encore plus révélatrice. Attention à vos yeux, on croirait que je suis géante. On voit très bien la taille de guêpe… Et l'âge de la pétasse... Je vous entends vous dire, pauvre Francine, surtout ne me plaignez pas, je me suis amusée et le ridicule ne tue pas. C'est de ne rien faire qui me tue.

Dans le fond, n’aurait-il pas été préférable de modifier le texte en changeant « pétasse » par « veille gribiche » au lieu que la vieille gribiche essaie de se transformer en pétasse? C’était perdu d’avance. Le constat est là.

Pour la deuxième pièce, je jouais une baronne de plus de 90 ans qui fêtait son anniversaire. Par contre, pas d’excuse, j’avais un miroir. J’avais exagéré le maquillage et avec la chaleur qu’il faisait sur la scène, le rouge de mes joues est devenu écarlate. Je flashais!!! C’était par contre une réussite, j’avais vraiment l’air de mes 90 ans.

En tout cas, moi aussi je voulais que les gens aiment et ils ont aimé. Le stress créé par les remarques m’a peut-être fait exagérer le personnage à tous les niveaux. Malgré tout, plusieurs sont venus me féliciter et certains ont même dit que mon accent était un atout, avec mon vieux français (pas certaine que ce soit un compliment), je les avais conquis.

J’apprends, c’était ma première fois au théâtre, je continue. Je ne me décourage pas pour si peu.

Pas facile de vieillir et de s’impliquer dans des activités comme celles-là. L’important, je me suis amusée comme une petite folle, j’ai aimé être avec mes compagnes et compagnons, parfois un peu francs mais je vis avec.

The show must go on!

Et le lendemain, difficilement, très difficilement, le bouchon est sorti. Soulagement !!!

 

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Le grand retour d’une Aînée en liberté

Non, non, je ne reviens pas au Québec, c’est simplement qu’aujourd’hui j’ai décidé de redonner vie à mon blogue « Une ainée en liberté! », de lui redonner la parole.

J’ai mis du temps, j’en suis très consciente, du temps à retomber sur mes pattes, du temps à démêler mes idées mais je crois que je commence à voir plus clair dans ma vie et je suis maintenant prête à partager avec vous ces anecdotes, parfois cocasses et souvent riches d’expériences. J’avais toujours le goût mais je ne voulais pas être négative par rapport à ce que je vivais, à mon intégration ici en France. Quand on a tout à découvrir, toutes les nouvelles situations vécues sont teintées par la comparaison qu’on en fait en fonction de son vécu, à ce qu’on connait et quand on arrive d’Amérique, je dois avouer qu’arriver en France nous fait sentir comme un retour dans le passé principalement au niveau des technologies et ça peut être irritant. Je ne voulais pas vous partager ma vie dans ce magnifique pays qu’est la France en vous le faisant connaître sous ses côtés que moi, je trouvais moins intéressants, par la perception que j’en avais. J’ai donc attendu d’en connaître plus pour avoir plus d’objectivité et rendre justice. Honnêtement, quelqu’un me dirait « Vous retournez au Québec! », je crois que je me barricaderais et je pleurerais toutes les larmes de mon corps. Ce n’est pas que je n’aime pas le Québec, bien au contraire, et que je ne vous aime pas, je vous adore mais j’ai ici rencontré la personne la plus importante de ma vie, je veux dire MOI-MÊME.

Vous saurez tout en commençant par mon départ du Canada, pourquoi partir? mon arrivée ici en passant par l’ouverture d’un compte de banque, l’achat d’une voiture, mes déménagements, la place que j’ai dû me faire, la solitude, l’acceptation et surtout les dédales gouvernementaux, et ça, ce n’est pas une mince affaire, même mes ami.e.s français.ses le reconnaissent. Je crois que ça ne sera jamais fini.

Pour vous tous et principalement mes ami.e.s français.es, soyez assurés que les récits que vous lirez seront toujours respectueux. Il est certain que parfois je raconterai des anecdotes qui vont toucher vos compatriotes mais je ferai tout pour ne blesser personne. Si jamais, sans le vouloir, j’écorchais quelqu’un, auriez-vous la gentillesse de m’en parler en privé et je rectifierai mon tir.

L’autre question que je me pose souvent et c’est pour cela que j’arrête d’écrire et que je reprends, c’est : Mais à quoi ça sert d’étaler ses états d’âme, sa vie, ses anecdotes, comme ça au grand jour? On dirait que je ne peux faire autrement, il y a toujours une impulsion qui me triture les tripes pour que j’écrive, c’est plus fort que moi.

J’expérimente d’avoir une page Facebook en plus de mon blogue, je vais donc tester ce que ça apporte de plus parce que là j’ai ma page FB personnelle, mon blogue sur Internet et la page Une aînée en liberté sur FB également. Ça peut en faire trop, l’avenir nous dira.

Si, quand vous lisez, vous avez envie de partager avec vos ami.e.s, laissez-vous aller, ça me fera plaisir de savoir que plusieurs d’entre vous aiment les écrits de l’aînée en liberté. Je ne sais pas où cette aventure me mènera. Merci pour les partages. J'apprécierais que vous laissiez des commentaires sur le blogue et non sur FB.

Demain, je vous écris sur l'envers du décor ou pour mieux me faire comprendre, l'envers de la pièce de théâtre. À demain.

 

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